CCFD - Terre Solidaire

03/20/2017 | Press release | Distributed by Public on 03/20/2017 17:22

Ecouter la clameur du monde avec une web série inspirée par Laudato Si

Publié le 20 mars 2017

En utilisant une série de vidéos de fiction et de reportages, plusieurs mouvements d'action catholique, dont le CCFD-Terre Solidaire, proposent d'interroger notre manière de vivre dans cette 'maison commune' qu'est notre planète, en s'inspirant des propos du pape dans l'encyclique Laudato Si. Avec pour accroche une mini-série humoristique, on entre dans la réflexion grâce à des reportages émouvants, à la rencontre de personnes confrontées à des difficultés ou engagées sur le terrain.

'CLAMEURS ', c'est l'image poétique et incarnée utilisée par le pape dans son encyclique Laudato Si pour illustrer le lien entre les souffrances des pauvres et les souffrances de la terre. La série de vidéos 'CLAMEURS' propose ainsi d'interroger pendant cinq semaines notre rapport aux exclus et à la création.

Deuxième semaine : la culture du déchet

Pour nous qu'évoque la culture du déchet ?
La culture du déchet nous concerne-t-elle dans notre vie quotidienne ?
La modification de nos habitudes n'est elle pas à portée de main ?

Un exemple avec l'association Zéro déchets, Zéro gaspillage

« La culture du déchet affecte aussi bien les personnes exclues que les choses, vite transformées en ordures. » (§22), dénonce le pape François.
Finalement c'est toute notre relation au monde, et donc aux autres, qui est à repenser.

'On devient des morts vivants témoigne Gérard, accompagné par l'association Aux captifs la libération lorsqu'il était dans la rue. 'On ne nous voit pas, on nous entend pas, on est comme des ombres'. Dans la vidéo ci dessous, vous pouvez écouter trois personnes qui a une période de de leur vie ont fait la douloureuse expérience de se sentir, selon leurs mots, 'comme des déchets'.

Première semaine : la rapidación, sur l'accélération de notre société

Vous avez souvent l'impression d'être débordés ? De devoir en faire toujours plus, toujours plus vite ? Le pape François emploie le mot de rapidación pour décrire cette sensation de course effrénée :
« L'accélération continuelle des changements de l'humanité et de la planète s'associe aujourd'hui à l'intensification des rythmes de vie et de travail, dans ce que certains appellent 'rapidación'. » (§18).

Sur le plan personnel nous sentons bien que la course effrénée dans laquelle nous nous laissons entraîner nous occulte aussi l'essentiel.

(« Il devient difficile de nous arrêter pour retrouver la profondeur de la vie » §113),
Et sur le plan collectif, qu'elle impose à la terre un rythme qu'elle ne peut plus suivre : épuisement des ressources naturelles, déforestation….

Si nous osons ralentir, peut-être pourrons-nous remarquer ce qui importe vraiment, et nous laisser toucher par l'intensité de la rencontre ? interrogent les créateurs de la série, partis à la rencontre de personnes en situation de handicap :

Et si on acceptait nos limites ?

Sortir de la rapidación, ne plus être débordé, suppose d'abord de « mettre des bords » à notre vie, et d'accepter une forme de limite. La limite la plus évidente est d'ailleurs sans doute celle de notre fragilité : les personnes en situation de handicap sont en cela porteuses d'une leçon cruciale explique Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste interrogée dans l'une des vidéos.

Accepter certaines limites pourrait dès lors ne pas être une contrainte, mais au contraire une réelle ouverture à l'accueil de l'autre, à de meilleures relations avec la nature, et à une acceptation de soi, dans une intériorité plus profonde.

Visionner les vidéos sur le site clameurs

A suivre !
Rendez-vous la semaine du 20 mars autour de 'La culture du déchet'