Fédération nationale de la mutualité française

02/14/2018 | News release | Distributed by Public on 02/14/2018 05:21

Système de santé : le gouvernement promet une réforme « globale »

'Les Français ont conscience que le temps des rafistolages est révolu', a déclaré le chef du gouvernement. Ce ne sera pas 'une énième réforme de l'hôpital, mais la transformation de l'ensemble de notre système de santé ', a-t-il promis. 'Edouard Philippe a prononcé mardi le discours que les personnels hospitaliers avaient envie d'entendre, même si l'engagement des pouvoirs publics reste à démontrer', jugent Les Echos.

Le Premier ministre a exposé un plan d'action en cinq grands axes. 'Seul bémol : pas question de desserrer les cordons de la bourse. Seulement 100 millions d'euros de budget annuel sont prévus pour mener à bien la réforme', souligne Libération.
Parmi les axes retenus : la chasse aux actes inutiles. 'L'OCDE et la Fédération hospitalière de France (FHF) chiffrent entre 20% et 30% le nombre d'actes inutiles', indique la ministre de la Santé, dans un entretien au Figaro .

'Pour mettre en œuvre cette pertinence des actes, nous lançons un chantier piloté par la Haute Autorité de santé, avec l'assurance maladie et une association d'usagers, France Assos Santé', précise Agnès Buzyn, dans Le Figaro. 'Nous allons saisir les conseils nationaux professionnels dans toutes les disciplines pour qu'ils nous proposent chaque année des parcours pertinents et évolutifs, sur lesquels ils devront s'engager', explique-t-elle. Les premières propositions sont attendues en septembre.

Autre piste : diversifier les modes de financement de l'hôpital. Aujourd'hui, le financement à l'activité est 'une course sans fin à l'acte qui encourage la prise en charge de pathologies plus rentables que d'autres', juge Agnès Buzyn, dans Le Figaro. 'Le président de la République souhaite que la part de la tarification à l'activité (T2A) soit réduite à 50% dans le financement des hôpitaux, contre 70% à 80% aujourd'hui. Cela doit devenir une réalité. Nous devons donc augmenter la part des financements à la qualité, qui ne représente que de 0,3% à 0,5% des ressources. Il faut aussi que l'hôpital s'inscrive dans des financements forfaitaires ou au parcours de soins, notamment pour les maladies chroniques', ajoute-t-elle.

Par ailleurs, Edouard Philippe a demandé à la ministre de la Santé de faire, d'ici à l'été, des propositions pour améliorer la régulation de l'Objectif national de dépenses d'assurance-maladie (Ondam), et notamment de l'Ondam-soins de ville. 'Le gouvernement pourrait redresser le tir en instaurer des accords prix-volumes avec certaines professions libérales, pour éviter le dérapage des dépenses de ville, à l'instar de ce qui se fait avec l'industrie du médicament ou certains prestataires de santé à domicile', avancent Les Echos.