UN - United Nations

06/26/2019 | Press release | Distributed by Public on 06/26/2019 14:14

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 26 juin 2019

(La version française du Point de presse quotidien
n'est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l'ONU:

Le Secrétaire général en déplacement au Japon

Le Secrétaire général se rend à Osaka (Japon), où il participera au Sommet du G20.

Le Secrétaire général interviendra lors d'une session sur les changements climatiques, l'environnement et l'énergie. Il participera à des sessions sur des thèmes tels que l'économie mondiale, l'innovation et les inégalités. Il participera également à une manifestation parallèle des dirigeants sur l'autonomisation des femmes.

Lors de ce Sommet, le Secrétaire général tiendra des réunions bilatérales avec les dirigeants mondiaux présents.

Dans une lettre adressée aux dirigeants du G20 avant le Sommet, le Secrétaire général a déclaré que quatre ans après l'accord historique sur le Programme de développement durable à l'horizon 2030, il faut accélérer les efforts en vue de la mise en œuvre des objectifs de développement durable et faire face à l'évolution du climat.

Le Secrétaire général a appelé les dirigeants à exercer leur leadership dans trois domaines. Premièrement, il a encouragé les membres du G20 à jouer un rôle moteur dans la mise en œuvre de politiques favorisant une croissance non seulement rapide et solide, mais également équitable. Deuxièmement, il a souligné la nécessité d'accroître le flux des financements publics et privés en faveur d'investissements alignés sur les objectifs de développement durable, notamment en mettant en place des incitations permettant aux capitaux privés de s'orienter vers le développement durable. Troisièmement, il a souligné la nécessité de saisir les opportunités offertes par la révolution numérique, qui avance rapidement, tout en rappelant que les fractures numériques peuvent également se creuser rapidement. Nous vous communiquerons sous peu la lettre complète dans une note aux correspondants.

Dimanche, le Secrétaire général se rendra à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) pour participer à la réunion préparatoire sur le climat, qui vise à susciter l'élan et à soutenir les solutions nécessaires pour faire face à l'urgence climatique, en prévision de son sommet sur l'action pour le climat prévu en septembre à New York.

Antisémitisme

Avant de se rendre au Japon, le Secrétaire général a prononcé un discours lors d'une réunion informelle de l'Assemblée générale sur la lutte contre l'antisémitisme et d'autres formes de racisme et de haine.

Il a dit que l'antisémitisme n'était pas une chose du passé, loin de là. Aux États-Unis, en Europe et ailleurs, les attaques contre les synagogues, les cimetières et les individus continuent de mettre beaucoup de Juifs en danger. Cette intolérance vise également d'autres religions, ainsi que les migrants et les réfugiés, a-t-il déclaré, les médias sociaux accélérant la propagation rapide du sectarisme.

Le Secrétaire général a souligné la nécessité de traiter les discours de haine de la même manière que tous les actes de malveillance, c'est-à-dire en les condamnant et en refusant de les amplifier. Le Secrétaire général a ajouté qu'il fallait également investir dans la cohésion sociale afin que tous les membres de la société puissent avoir le sentiment que leur identité est respectée. Il a évoqué la stratégie récemment lancée par les Nations Unies pour lutter contre le discours de haine et l'existence du Groupe de haut niveau sur la coopération numérique comme exemples de ce qui est fait dans le cadre de la lutte de l'ONU contre l'intolérance en ligne et hors ligne.

« Je vous garantis que je continuerai à dénoncer l'antisémitisme, le racisme et toutes les formes de haine - à haute voix et sans réserve », a-t-il déclaré.

Yémen

L'Envoyé spécial pour le Yémen, M. Martin Griffiths, qui se trouve actuellement en Arabie saoudite, à Riyad, a rencontré le Vice-Président yéménite, M. Ali Mohsen. Ils ont discuté des étapes nécessaires pour faire avancer le processus de paix au Yémen et ont réitéré l'importance de réaliser des progrès rapides et durables dans la mise en œuvre de l'Accord de Stockholm.

M. Griffiths s'est dit encouragé par l'ouverture et la souplesse du Gouvernement du Yémen et par son engagement continu en faveur de la paix. Il s'est dit déterminé à faire avancer le processus de paix, sur la base du document final du dialogue national, de l'initiative du Conseil de coopération du Golfe et des résolutions connexes du Conseil de sécurité, en reprenant les consultations avec les parties.

Conseil de sécurité

De retour ici, Mme Rosemary DiCarlo, qui est à la tête du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix, a fait un exposé, ce matin, devant le Conseil de sécurité sur la mise en œuvre de la résolution 2231 (2015), relative à la non-prolifération et à la République islamique d'Iran.

Mme DiCarlo a déclaré que le Secrétaire général était préoccupé par les récents développements. Le Secrétaire général regrette que les États-Unis aient récemment décidé de ne pas proroger les dérogations concernant le commerce de pétrole avec l'Iran et de ne pas renouveler entièrement les dérogations accordées aux projets de non-prolifération dans le cadre du Plan d'action global commun.

Elle a ajouté que le Secrétaire général regrettait également que l'Iran ait annoncé, le 8 mai, qu'il ne s'engagerait pas à respecter les limites du Plan d'action global commun concernant ses stocks d'uranium enrichi et ses réserves en eau lourde au stade actuel. Le Secrétaire général regrette aussi l'annonce subséquente de l'Iran, le 17 juin, qu'il dépasserait peut-être le 27 juin la limite fixée par le Plan d'action concernant son stock d'uranium enrichi. De telles actions ne sont pas dans l'intérêt des participants au Plan d'action et elles risquent de ne pas aider à le préserver, a déclaré Mme DiCarlo. Le Secrétaire général encourage l'Iran à continuer de mettre en œuvre tous ses engagements en matière nucléaire en dépit des défis considérables auxquels il est confronté.

Les récents événements dans le Golfe sont un rappel que nous nous trouvons à un moment critique, a déclaré Mme DiCarlo. Elle a ajouté que le Secrétaire général appelait tous les États Membres à éviter les actions susceptibles d'entraîner une nouvelle détérioration de la situation actuelle.

Ce matin également, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité une résolution prorogeant les sanctions contre la République démocratique du Congo (RDC).

La résolution réaffirme la nécessité pour le Gouvernement d'enquêter rapidement et de manière exhaustive sur l'assassinat, en 2017, des deux membres du Groupe d'experts, Zaida Catalan et Michael Sharp, et de quatre ressortissants congolais les accompagnant, et de traduire les responsables en justice.

Hier après-midi, M. Mark Lowcock, Coordonnateur des secours d'urgence, a fait un exposé devant les membres du Conseil de sécurité sur la poursuite de la violence en Syrie. « Nous avons demandé à plusieurs reprises que cela cesse », a assuré M. Lowcock, mais cela n'a pas cessé, ni même ralenti ».

Au lieu de cela, a-t-il dit, nous avons reçu des informations le week-end dernier (21-23 juin) faisant état de frappes aériennes touchant plus de 55 communautés d'Edleb, Hama et Alep, et de tirs d'artillerie touchant plus de 21 communautés de ces provinces.

M. Lowcock a fourni des détails sur le système de désescalade en vertu duquel les parties reçoivent les coordonnées des installations médicales et d'autres sites humanitaires, afin d'aider ces parties à prendre les précautions qui s'imposent. Il a dit que l'on pouvait renforcer davantage ce système. Mais pour lui la question cruciale est de savoir ce que les personnes font des informations qu'elles reçoivent sur l'emplacement des installations médicales.

Demain, le Conseil de sécurité entendra un exposé de l'Envoyé spécial, M. Geïr Pedersen, qui sera en visioconférence depuis Genève.

Mali

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) signale aujourd'hui que la violence intercommunautaire et les inondations dans la région de Mopti aggravent une situation humanitaire déjà précaire pour plus de 50 000 personnes déplacées.

On craint également que le nombre croissant de personnes déplacées à Mopti dépasse les ressources disponibles en matière d'intervention. Plus de 210 000 personnes sont confrontées à l'insécurité alimentaire. Seulement 2% des communautés ont accès à de l'eau potable.

Les autorités gouvernementales, les organisations de la société civile et les agences des Nations Unies à Bamako et à Mopti s'emploient à répondre aux besoins les plus urgents des plus de 120 000 personnes déplacées actuellement enregistrées dans le pays.

Entre temps, la mission de maintien de la paix des Nations Unies a renforcé sa présence dans la région de Mopti afin de mieux protéger les civils des attaques.

Organes de traités sur les droits de l´homme

Le Secrétaire général s'est entretenu, hier, avec les 10 présidents des organes créés en vertu d'instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, qui sont actuellement en déplacement à New York pour faire le point sur leurs travaux.

À la suite de cette rencontre, M. Guterres a indiqué que son Bureau travaillait de concert avec le Haut-Commissaire aux droits de l'homme pour tenter d'atténuer les effets des réductions budgétaires adoptées par l'Assemblée générale en 2017, désormais aggravées par la crise financière que traverse l'Organisation, sur les travaux du système des traités sur les droits de l´homme.

Le Secrétaire général a réaffirmé l'importance des travaux essentiels en matière de droits de l'homme accomplis par les organes de traités et a souligné qu'il était essentiel pour les droits de l'homme et les victimes du monde entier que ces comités puissent compter sur l'appui et les ressources nécessaires pour s'acquitter de leur mandat.

Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues

À l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues, célébrée aujourd'hui, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a rendu public son rapport mondial sur la drogue pour 2019.

Ce rapport révèle que 35 millions de personnes dans le monde souffrent de troubles liés à l'usage de drogues, dont une sur sept seulement bénéficie d'un traitement.

Selon le rapport, les dernières recherches disponibles, qui s'accompagnent de données plus précises, ont révélé que les conséquences néfastes de la consommation de drogues sur la santé étaient plus graves et plus répandues qu'on ne le pensait auparavant.

Le rapport estime également à 53 millions le nombre d'utilisateurs d'opioïdes, soit une augmentation de 56% par rapport aux estimations précédentes. Le document estime que les opioïdes sont responsables des deux tiers des 585 000 décès par overdose recensés en 2017.

Journée de la Charte des Nations Unies

C'est également la Journée de la Charte des Nations Unies. Il y a 74 ans jour pour jour, la Charte des Nations Unies a été signée, le 26 juin 1945, à San Francisco. Elle est entrée en vigueur le 24 octobre 1945, lors de la Journée des Nations Unies.

Un événement commémoratif devait avoir lieu à 15 heures dans le Hall de l'Assemblée générale. Dans ce cadre, M. Fabrizio Hochschild, Conseiller spécial pour les commémorations du soixante-quinzième anniversaire de l'Organisation, devait présenter le projet du Secrétaire général visant à célébrer cette date emblématique. L'évènement sera suivi d'une cérémonie symbolique d'ouverture de la Charte à la signature des Ambassadeurs des États Membres, en gage de leur engagement renouvelé envers le document fondateur de l'ONU.