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10/23/2020 | Press release | Distributed by Public on 10/23/2020 16:14

Quatrième Commission

(Le résumé complet du communiqué sera disponible plus tard dans la journée.)

SUITE DU DÉBAT GÉNÉRAL CONJOINT

Déclarations

Le représentant de l'Arabie saoudite a soutenu la promotion de la sécurité et de la sûreté spatiales grâce à la coopération internationale, avant de citer en exemple la création de l'Agence spatiale saoudienne et la signature d'accords avec différents pays, dont la France ». Estimant que les États doivent mener leurs activités spatiales en toute transparence, le représentant a appelé de ses vœux le renforcement des partenariats de ce type. Abordant les questions relatives à l'information, il a souligné que les médias doivent se mobiliser contre l'incitation au conflit et à la haine, en faisant état de l'ouverture en Arabie saoudite d'un centre destiné à lutter contre l'extrémisme sur les réseaux sociaux.

En outre, la délégation a remercié l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) de son travail indispensable, en affirmant que son pays est le plus important contributeur à cette agence onusienne. Elle a jugé déplorable qu'Israël poursuive l'expansion des colonies de peuplement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, en violation flagrante du droit international. Par ailleurs, Le représentant a noté que plusieurs territoires non autonomes restent inscrits sur la liste du Comité pour la décolonisation. Concernant le Sahara occidental, il a salué les deux tables rondes qui ont réuni dernièrement les acteurs principaux, dont le Front POLISARIO, avant d'apporter son soutien au plan d'autonomie proposé par le Royaume du Maroc. Le délégué a condamné, en conclusion, l'occupation par l'Iran depuis 48 ans de trois îles qui font, selon sa délégation, partie intégrante des Émirats arabes unis.

Le représentant de la Chine a appuyé d'emblée la cause du peuple palestinien, regrettant les évolutions récentes de la situation sur le terrain et appelant à la désescalade des tensions. L'issue au conflit israélo-palestinien doit tenir compte des appels des pays de la région, la Chine se disant aux côtés du peuple palestinien et favorable à la réalisation de la solution des deux États dans les plus brefs délais. Remarquant que la COVID-19 a considérablement entravé le développement socioéconomique dans les territoires occupés, la Chine a félicité l'UNRWA pour son assistance aux réfugiés palestiniens. Pour sa part, la Chine a fait des dons et fourni du matériel de protection et de détection du virus à l'Office.

Passant aux opérations de paix, le représentant a appelé les États Membres à rester unis et à s'attaquer aux effets délétères de la pandémie sur les missions, en garantissant en particulier la protection du personnel de maintien de la paix. Il a soutenu les efforts de l'ONU pour ce qui est du financement prévisible des opérations de paix de l'Union africaine. La Chine a ensuite appuyé l'appel en faveur de la décolonisation, estimant qu'il s'agit d'une des priorités de l'ordre du jour de la Commission. Elle a appelé les différentes puissances administrantes à veiller au développement socioéconomique des territoires non autonomes et à ne pas poursuivre leur militarisation. À cet égard, la délégation a soutenu la revendication de souveraineté de l'Argentine sur les îles Malvinas.

Passant aux activités de l'ONU en matière d'information, la Chine a appuyé la stratégie de communication du DCG, en particulier pour lutter contre les désinformations et diffuser des informations vérifiables sur la COVID-19. Elle a encouragé l'ONU à pleinement utiliser ses plateformes multilingues pour sensibiliser l'opinion publique mondiale. Constatant que la COVID-19 n'a pas ralenti les activités spatiales, notamment les applications satellitaires, la Chine a donc jugé important de préserver la coopération internationale dans ce domaine et de soutenir les travaux du COPUOS. La délégation a espéré en conclusion que le nouveau Groupe de travail sur la viabilité à long terme des activités spatiales puisse rapidement entamer ses travaux.

Le représentant du Soudan a déclaré, à propos des opérations de maintien de la paix, que le sacrifice consenti par les Casques bleus pour faire taire les armes et améliorer le bien-être des populations mérite le plus solennel des hommages. Il a assuré que les pays contributeurs de troupes et les pays hôtes d'opérations de paix s'efforcent de garantir leur succès, le mécanisme du maintien de la paix restant l'un des plus efficaces dont disposent les Nations Unies pour asseoir la paix partout dans le monde. Ainsi a-t-il appelé à améliorer leurs performances en suivant la « vision transformatrice » du Secrétaire général et en s'inspirant, pour innover, des leçons apprises par les missions à succès. Selon lui, l'accent doit être mis à cet égard sur la fourniture de formations appropriées pour permettre aux Casques bleus de se protéger et tenir compte des spécificités des pays où ils sont déployés, pour y exécuter au mieux les mandats. Le représentant s'est ensuite attardé sur la situation dans son pays, en affirmant que le Soudan est prêt à accueillir à la fin du mois de janvier 2021 la Mission intégrée des Nations Unies pour l'assistance à la transition au Soudan (MINUAT), mission politique spéciale qui remplacera la MINUAD. Notre Gouvernement soudanais est prêt, conformément aux engagements pris avec le Secrétaire général, à garantir la protection des civils au Darfour et à « retrouver, avec l'appui de la communauté internationale, toute notre place sur l'échiquier mondial ». Sur les missions en général, il a estimé que leur efficacité doit être renforcée en mettant l'accent sur la mise en œuvre de leurs volets prévention et consolidation, ainsi qu'en promouvant les partenariats des acteurs onusiens de la paix avec les organisations régionales ». « Il faut trouver des solutions africaines aux problèmes africains, cela en respectant la souveraineté des États et le principe d'appropriation nationale des processus pertinents de réconciliation et de développement », a conclu le représentant soudanais.

Le représentant de la République centrafricaine a jugé « inconcevable » que la communauté internationale n'ait toujours pas été en mesure d'appliquer le principe de l'autodétermination des peuples dans les territoires non autonomes, plaidant pour que l'on évite des prises de positions radicales aux conséquences inconnues et incalculables sur la question. S'agissant de la question du Sahara, le représentant s'est félicité du nouvel élan impulsé par le Secrétaire général grâce à la tenue de deux tables rondes organisées à Genève entre les parties prenantes pour trouver une solution définitive à la question. Il a aussi salué la résolution 2494 (2019), qui souligne qu'il convient de parvenir à une « solution politique réaliste, pragmatique et durable » à la question du Sahara occidental, avant de plaider pour que l'on fasse preuve de réalisme et d'un esprit de compromis pour aller de l'avant dans les négociations. Le représentant a rappelé aux États voisins la nécessité de coopérer avec l'Envoyé personnel pour le Sahara, avant de les inviter à s'impliquer plus résolument aux négociations.

M. WALTON WEBSON (Antigua-et-Barbuda) a voulu que l'on fasse de cette session une chance de corriger ce qui va mal et de laisser les peuples colonisés raconter leur histoire et participer activement à la recherche de solutions à leurs problèmes, en particulier dans le contexte de la COVID-19. L'élimination du colonialisme est une question urgente, a dit le représentant. Ami de l'Argentine et du Royaume-Uni, mon pays, a-t-il dit, ne cesse d'appeler à une solution pacifique et définitive de la question des îles Malvinas, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies. Mon pays, a-t-il conclu, tient à l'élimination immédiate et complète du colonialisme, sous toutes ses formes, et appelle tous les concernés à continuer d'améliorer les droits de l'homme et le développement socioéconomique des peuples des territoires non autonomes.

M. ESHAGH AL HABIB (République islamique d'Iran) a réaffirmé que l'espace extra-atmosphérique est le patrimoine commun de l'humanité et qu'il doit être exploré exclusivement à des fins pacifiques. En l'occurrence, la non-intervention et la non-ingérence dans les activités pacifiques des États dans l'espace extra-atmosphérique doivent être pleinement observées. Le représentant s'est dit fermement convaincu que « l'accès à l'espace pour tous » est un élément important. L'espace extra-atmosphérique, y compris la lune et autres corps célestes, ne sont la propriété de personne. Le représentant en a profité pour fustiger les sanctions « illégales » imposées par les États-Unis à l'Agence spatiale iranienne. Les États-Unis, a-t-il encore accusé, ont même l'intention d'empêcher les autres pays de coopérer avec nous.

M. Eshagh Al Habi a ensuite appuyé le mandat du Comité chargé d'enquêter sur les pratiques israéliennes et s'est dit gravement préoccupé par les conclusions « horribles » sur la situation dans le Territoire palestinien et le Golan syrien occupés. Le représentant a déclaré toutes les politiques discriminatoires et illégales envers la population syrienne et les bases de l'Armée israélienne à l'intérieur de la Syrie constituent une violation flagrante du droit international, de la Charte et des résolutions des Nations Unies et de la quatrième Convention de Genève.

L'Iran a, par ailleurs, salué le Département de la communication globale (DCG), en particulier la couverture des mesures, actions et déclarations du Secrétaire général relatives à la pandémie. Nous pensons qu'en plus des six langues officielles de l'ONU, les informations devraient également être diffusées dans la langue persane qui est parlée par des dizaines de millions de personnes et qui est largement considérée non seulement comme la racine d'une grande culture et d'une grande civilisation, mais aussi comme la source de la compréhension et de la solidarité entre plusieurs nations.

Le représentant de la République-Unie de Tanzanie a salué les efforts et les mesures prises par l'ONU durant la pandémie de COVID-19, s'agissant en particulier des opérations de paix dont les soldats sont de plus en plus souvent la cible d'attaques. Malgré les restrictions budgétaires, le représentant a réclamé le remboursement des pays contributeurs de troupes et d'unités de police et a insisté pour que les mandats des opérations soient dûment alignés avec les capacités déployées sur le terrain. Le représentant a aussi insisté sur de réels partenariats entre l'ONU et les organisations régionales.

Le représentant a ensuite loué les programmes mis en place par le DCG et s'est attardé sur le travail des centres d'information des Nations Unies. Le DCG, a-t-il dit, doit doter ces centres des moyens nécessaires à l'exécution de leur mandat. Il a aussi souhaité que le kiswahili, qui est la langue officielle de plusieurs États africains et qui est parlé par plus de 600 millions de locuteurs dans le monde, soit ajouté aux six langues officielles des Nations Unies.

Le représentant de l'Éthiopie a rappelé que dans « sa région », les « reliquats » des traités coloniaux sont toujours source de discrimination et privent les États africains de la libre disposition de leurs ressources naturelles. La décolonisation, c'est aussi la lutte contre les fléaux du colonialisme, a-t-il fait valoir, et, pour ce faire, il faut des politiques justes et équitables reconnaissant les réalités actuelles. Pour ce qui est du maintien de la paix, la délégation s'est dite convaincue que la réforme en cours va dans le sens d'une ONU plus efficiente. Elle a insisté sur l'impératif de disposer de suffisamment de ressources pour que les missions puissent s'acquitter de leurs mandats. L'Éthiopie a également appuyé l'initiative « Action pour le maintien de la paix » du Secrétariat et les efforts visant à aligner le travail du Comité spécial sur cette initiative. Elle a appelé les États Membres à faire fond sur l'Action pour le maintien de la paix, notamment lors de la prochaine réunion ministérielle relative au maintien de la paix. L'Éthiopie a ensuite mis l'accent sur les bons résultats obtenus dans le cadre de la coopération entre l'ONU et l'Union africaine, appelant à un financement prévisible et souple des opérations de paix de l'UA. Elle a également insisté sur l'importance de la participation des femmes aux missions de paix avant de dire que son gouvernement fera son possible sur les plans bilatéral et multilatéral pour réaliser le programme « Faire taire les armes en Afrique ». Pour ce qui est des missions politiques spéciales, la délégation a demandé à veiller à que ce processus soit soutenu par le pays concerné. En outre, les missions politiques spéciales doivent être planifiées et exécutées en étroite coopération avec les organisations régionales, a estimé le représentant. S'agissant de la question du Sahara occidental, l'Éthiopie a demandé au Maroc et au Front POLISARIO de reprendre les négociations, espérant que cette question pourra être réglée dans le cadre de solutions africaines aux problèmes africains, maintenant que le Maroc a rejoint l'UA.

Le représentant des Émirats arabes unis a souligné l'importance de la coopération internationale dans l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique. Il a dit la fierté de son pays d'avoir procédé avec succès au lancement de « Hope Orbit », première mission d'exploration de la planète Mars par un pays arabe. Nous sommes signataires, a rappelé le représentant, de l'accord Artémis visant à construire avec d'autres États un environnement spatial sûr et propice au développement d'une authentique science de l'espace au service de l'humanité.

Le représentant a ensuite rappelé l'attachement de son pays aux activités de l'UNRWA, lequel attachement se traduit par des contributions financières « importantes » et les conseils offerts via la Présidence émiratie du Comité consultatif de l'Office. Depuis 2013, a aussi rappelé le représentant, mon pays a versé à peu près 850 millions de dollars, dont une contribution récente à la lutte contre la COVID-19. S'agissant de l'Accord d'Abraham dont son pays est signataire, il a souhaité qu'il ouvre la voie à la reprise des pourparlers de paix israélo-arabes. Par ailleurs, le représentant a appuyé le plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental qu'il a jugé « crédible et conforme aux buts et principes de la Charte ». Il en profité pour demander à l'Iran de restituer les trois îles émiraties occupées illégalement. Si l'Iran n'entend pas raison, nous saisirons la CIJ, a-t-il averti. Il a conclu en annonçant que son pays, candidat à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour 2022-2023, s'efforce chaque jour de trouver des solutions pacifiques aux différends et conflits dans le monde.

à suivre...