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SNES - Syndicat National des Enseignements de Second degré

12/07/2017 | Press release | Distributed by Public on 12/07/2017 05:39

Inquiétudes en lycées : dans quelle direction marcherons-nous ? (Dijon)

Les « couacs » d'APB lors de la session 2017 laissant sur le carreau plus de 6 000 bacheliers sans affectation semble être la justification pour une énième réforme du lycée… Cela ne semble pas être la bonne porte d'entrée pour améliorer le lycée. En effet, le ministre de l'éducation a annoncé vouloir réformer le Bac pour la session 2021, ce qui implique des changements dès la prochaine rentrée scolaire (en 2018) pour le niveau de seconde. Le SNES-FSU sera très vigilant sur les propositions que ne manquera pas de faire le ministre… Nous gardons tous en mémoire que J.M. Blanquer fût le père de la réforme Chatel lorsqu'il était directeur général de l'enseigne-ment scolaire (Dgesco). Nos craintes sont grandes de voir un lycée « modulaire » se développer. Non pas que le SNES-FSU soit opposé par principe à plus de souplesse au lycée, mais surtout car toutes les ré-formes du lycée ont surtout été marquées par la recherche d'économies ! Les informations distillées par le ministère quant au Bac 2021 ne sont pas rassurantes : 4 matières évaluées en examen terminal et le reste… en CCF, en ECA… Avec l'expérience que nous avons avec l'évaluation en langues vivantes, nous avons de quoi être inquiets !

Quand aurons-nous enfin un ministre qui considère réellement, au-delà des mots et des déclarations, que dépenser plus dans l'éducation est avant tout un investissement d'avenir ?

Le SNES-FSU continue de défendre l'égalité des filières professionnelles, technologiques et générales ainsi que l'égalité des séries générales. Un pays développé se doit certes de répondre aux besoins économiques de la nation mais avant tout, un « grand » pays se doit également de permettre à tous ses jeunes de trouver leur voie d'épanouissement. Un élève qui choisit réellement sa formation est un élève qui est motivé ! A force de sans cesse « remplir des cases », en affectant les lycéens là où il y a de la place, plutôt que permettre aux élèves de trouver leur chemin vers la réussite, l'Education Nationale provoque en fait l'échec scolaire !

L'avenir ne semble pas rose… Les 1473 postes perdus aux concours de recrutement externe en 2017 ne sont pas rassurants. « Le plus beau métier du monde » ne fait plus rêver !

Le SNES-FSU continue sa réflexion et fera des propositions lors de son congrès en mars 2018… Espérons que cet agenda nous soit favorable et que le SNES-FSU pourra imposer ses orientations issues de la réflexion collective de ses adhérents, pour la réussite du plus grand nombre de lycéens et pour des conditions de travail meilleures pour les enseignants.

Pierre Giezek