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Canadian Navy

10/22/2020 | Press release | Distributed by Public on 10/22/2020 08:10

Le Sous-marin canadien Victoria retourne en mer mieux équipé que jamais avec une nouvelle batterie et un nouveau sonar

Par Peter Mallett

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Victoria a récemment atteint un autre jalon dans le cadre de ses essais en mer.

En vol stationnaire au-dessus du sous-marin à propulsion diesel-électrique qui naviguait en surface au large d'Esquimault, un hélicoptère CH-148 Cyclone s'est exercé à transférer de l'équipement et du personnel vers le sous-marin - une première pour un sous-marin de la classe Victoria et ce nouvel hélicoptère.

« Cette série d'exercices a permis aux équipages du sous-marin et de l'hélicoptère de mettre à jour leurs procédures d'opération pour les transferts depuis un hélicoptère, avec le nouveau modèle d'hélicoptère », explique le capitaine de vaisseau (Capv) Jean Stéphane Ouellet, commandant de la Force sous-marine canadienne.

« L'équipage du sous-marin a acquis une expérience inestimable dans cette interaction. »

Le Victoria et ses 48 membres d'équipage ont repris la mer le 18 septembre après un arrêt de cinq ans en cale sèche, pendant lequel le sous-marin a subi des travaux de maintenance, de réparation et de mise à niveau.

« Le retour en mer du NCSM Victoria marque une réalisation importante pour la Force sous-marine canadienne et ses partenaires. Cette réalisation est le résultat de notre travail, de notre résilience, de notre détermination et de notre dévouement collectifs », déclare le Capv Ouellet.

Dans le cadre de la période des travaux sur cinq ans, le Victoria a reçu le nouveau sonar BQQ-10, qui est également utilisé à bord des sous-marins d'attaque de la United States Navy, ainsi qu'une nouvelle batterie de tir.

« Ce nouveau système de sonar à la fine pointe de la technologie améliorera radicalement notre capacité de détecter, de classifier et de suivre les navires de guerre et les sous-marins silencieux. C'est un véritable atout pour la classe », dit le Capv Ouellet.

Ce retour en mer marque aussi la reprise des opérations sous-marines canadiennes, au terme d'une pause qui a commencé en 2018, quand le déploiement du Windsor en mer Méditerranée a pris fin.

Pendant les essais en mer, le Victoria a accueilli onze membres d'équipage supplémentaires, notamment des sous-mariniers en formation et du personnel d'instruction en mer.

Des membres de l'Installation de maintenance de la Flotte (IMF) Cape Breton étaient à bord pour exécuter des essais d'équipement précis. Après la conduite des essais en mer et des exercices de lutte contre les avaries, le Victoria est revenu à couple pour régler quelques problèmes découverts pendant les exercices, avant de continuer avec la partie en plongée du programme.

Les essais en mer ont donné l'occasion de faire l'essai de la majorité des plus importants systèmes mécaniques et de combat, notamment, sans s'y limiter, la propulsion, la gouverne, les sonars et les périscopes. Ils ont aussi permis à l'équipage de renouer avec l'environnement de travail du sous-marin, étant donné qu'il n'est pas possible de simuler toutes les manoeuvres à quai ou dans les simulateurs.

Le Victoria doit également mener une plongée profonde pour certifier l'étanchéité du sous-marin et confirmer que tous les systèmes à bord fonctionnent à la profondeur maximale autorisée.

Le commandant de la Force sous-marine a également félicité l'équipage du Victoria, les employés civils et militaires de l'IMF Cape Breton, l'autorité technique de la Formation, Babcock Canada, Seaspan Victoria Ship Yards, et le Directeur général - Gestion du programme d'équipement maritime du gouvernement du Canada pour la préparation du Victoria à son retour en mer.

« Il est également important de reconnaître le NCSM Chicoutimi et son équipage qui ont joué un rôle essentiel dans le soutien au Victoria, particulièrement vers la fin de la période des travaux de réparation, quand l'équipage du Victoria devait commencer sa quarantaine modifiée », a ajouté le Capv Ouellet.

Les personnes qui ont participé directement aux essais en mer ont adhéré à un protocole de quarantaine relatif à la COVID-19, avec un contrôle strict des personnes qui peuvent monter à bord du sous-marin. Ce protocole exige une quarantaine de sept jours à la maison et un test de COVID-19 avant l'embarquement.

« Retourner un sous-marin à la mer comporte toujours quelques difficultés. La pandémie de COVID-19 a cependant ajouté une couche de complexité à ce processus, que nous n'avions jamais vécu avant », dit le Capv Ouellet.

À la fin de ses essais en mer, le Victoria aura comme objectif de former de nouveaux sous-mariniers et de contribuer à la défense du continent.

Le prochain jalon pour la Force sous-marine canadienne aura lieu dans les prochains mois, avec le retour en mer anticipé du NCSM Windsor sur la côte Est.